Forum sur le palais de Compiègne
 
AccueilAccueil  ­PortailPortail  ­FAQFAQ  ­RechercherRechercher  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Les diamants de la couronne et l'Impératrice Eugénie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Ce sujet vous intéresse-t-il ?
Oui, beaucoup
100%
 100% [ 3 ]
Oui, un peu
0%
 0% [ 0 ]
Non, pas vraiment
0%
 0% [ 0 ]
Non, pas du tout
0%
 0% [ 0 ]
Total des votes : 3
 

AuteurMessage
Edouard André



Nombre de messages: 10
Date d'inscription: 20/09/2006

MessageSujet: Les diamants de la couronne et l'Impératrice Eugénie   Mer 20 Sep - 23:16

Le château de Compiègne abrite, entre autres merveilles, un musée du Second Empire riche d'une importante section consacrée à la souveraine, appelée Musée de l'Impératrice.

Eugénie de Montijo est certainement moins populaire de nos jours que Marie-Antoinette.
Aux côtés de l'Empereur, elle n'a pourtant pas moins canalisé la création artistique de son temps que la malheureuse épouse de Louis XVI.
Les historiens d'art comme les historiens tout court se désintéressent généralement comme la plupart de leurs compatriotes de cette période. Qui fut pourtant charnière dans la transformation de notre pays, sa modernisation, le passage à une ère dominée nettement par l'industrie, un essort économique certain, l'apparition de nouveaux mouvements artistiques et l'évolution du goût.

Et s'il est un domaine dans lequel il est bien difficile de se faire une idée exacte du goût de la fin de l'Ancien Régime c'est bien celui dit de la "haute joaillerie". On connait parfaitement la composition du trésor inaliénable que constituait à la Révolution les diamants de la Couronne (nature, quantité, qualité et poids des pierres). Mais il est presque impossible de savoir quelles étaient les formes précises des montures de bijoux féminins.
Or pour le Second Empire nos connaissances sont mieux assurées en ce qui concerne les parures réalisées -créées ou transformées- pour l'impératrice Eugénie. Cette dernièrejavascript:emoticonp('Wink') vouait d'ailleurs un véritable culte à l'Autrichienne, faisant volontiers meubler ses appartements en (faux ou néo-) Louis XVI et allant jusqu'à rassembler à Versailles, au Petit Trianon, les épaves du mobilier et les souvenirs de la reine déchue.

Pour ce qui est des bijoux, nous verrons qu'elle cultivait d'ailleurs le même goût emprunt de réverie romatique et d'une certaine nostalgie. Non sans lucidité, elle voyait dans le destin funeste de cette Reine bien plus qu'un mauvais présage, comme une fatalité.
Mais elle entretint également bien d'autres penchants propres à illustrer vingt années, des plus brillantes, de l'histoire de la joaillerie française.

Cette discussion sera donc entièrement consacré à ce sujet d'actualité, sur le plan patrimonial. Je vous propose de faire le tour des parures de la Couronne comme de celles, personnelles, dont jouit durant son règne, voire pour certaines d'entre elles jusqu'à sa mort, l'Impératrice Eugénie, notre dernière souveraine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Edouard André



Nombre de messages: 10
Date d'inscription: 20/09/2006

MessageSujet: Un nouveau trésor national   Jeu 21 Sep - 0:03

Pendant que le Musée des arts décoratifs se rengorge de sa galerie des bijoux bien pauvre en grandes parures et en joyaux pour les 19è et 20è siècles, que le Victoria and Albert Museum à Londres rénove la sienne pour mieux présenter sa collection autrement plus complète et riche de nombreux trésors, qu'au musée Carnavalet la boutique Art Nouveau du grand bijoutier Fouquet reste désespérément vide de tout ovjet précieux, que le musée du Louvre a rouvert sa galerie d'Apollon rénovée, y présentant quelques beaux morceaux lacunaires de ce que furent les diamants de la Couronne, que le grand joaillier JAR a fait l'objet d'une grande exposition à Londres et non à Paris (où pourtant il s'est installé et oeuvre depuis quelques décennies), que le Muséum d'Histoire Naturelle faisait un tabac avec l'exposition itinérante sur les diamants présentée dans sa galerie de Minéraligie, que les grands joailliers de Paris perdent des parts de marché face à la concurrence et ferment boutique à l'étranger, que le diadème Bourbon-Parme a disparu mystérieusement d'une étude parisienne et que dans les salles de ventes suisses ou américaines les joyaux de la Couronne de France vendus par la République en 1887 battent des records, qu'en est-il de notre politique patrimoniale dans ce domaine ?
Existe-t-elle seulement ?

Aucun musée, digne de ce nom, consacré à cet art, dans ce qui se vante encore d'être la capitale de la joaillerie mondiale ; alors qu'à Anvers on peut voire des merveilles.
Les grands joailliers constituent certes des collections de bijoux anciens produits dans le passé par leurs ateliers mais ils les rachètent pour mieux les vendre. Quand ils ne les rééditent pas, probablement faute d'inspiration ou à court d'imagination ! Certains ont cependant leur musée privé. Mais rien de collectif, de commun, d'ouvert au public, pas le moindre signe d'une conscience patrimoniale, au sens noble du terme. Bref, la place Vendôme, c'est Cloche-Merle ! On préfère encorer s'y bagarrer à coups de poissons avariés plutôt que de s'inquiéter d'un encerclement par des centuries romaines ...


Seul, le musée du Louvre tente de rassembler au coup par coup, quelques joyaux à même de compléter ce qu'il conserve déjà de ce qui fut une des plus grandes collections d'Etat de pierres précieuses montées au 19è siècle. Mais nous reviendrons par le menu à cette politique du Louvre.

Laissez-moi juste vous signaler l'inscription sur la liste des Trésors Nationaux d'un magnifique devant de corsage en diamants que le Louvre tente d'acquérir avec l'aide d'un ou de plusieurs mécènes.

http://www.louvre.fr/media/repository/ressources/sources/illustration/autres/image_14285_v2_m56577569830537710.jpg

Le grand noeud à pampilles de l'Impératrice Eugénie est l'élément central, le seul subsistant, d'une ceinture composée de 4485 brillants fabriquée par le joaillier Kramer en 1855 à l'occasion de l'Exposition Universelle de Paris pour la souveraine.

Avis aux généreux mécènes : "A votr' bon coeur"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
NP



Nombre de messages: 13
Date d'inscription: 27/07/2006

MessageSujet: Re: Les diamants de la couronne et l'Impératrice Eugénie   Sam 23 Sep - 21:07

Le noeud à pampilles au Louvre......(regard réveur)....

A quand le reste des éléments des diamants de la Couronne encore existant?
-Le grand diadème de la parure Rubis et diamants (Collection Niarchos Paris)
-Le diadème de la parure Saphires et diamants (Italie)
-Le diadème russe (USA)
-Le grand collier de la parure rubis et diamants (Suisse)
-éléments de la parure "fleurs de groseiller" (USA)
-Ornement de coiffure de la parure "fleurs de groseiller"( Angleterre)
-éléments de la deuxième grande ceinture (USA et Angleterre)
plus tous les autres éléménts non encore identifiés ou dormant dans les chambres fortes...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Edouard André



Nombre de messages: 10
Date d'inscription: 20/09/2006

MessageSujet: Re: Les diamants de la couronne et l'Impératrice Eugénie   Dim 24 Sep - 12:28

Des photos, des photos !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Edouard André



Nombre de messages: 10
Date d'inscription: 20/09/2006

MessageSujet: Re: Les diamants de la couronne et l'Impératrice Eugénie   Ven 16 Fév - 11:59

Une page sur les deux broches en fleurs de lilas d'Eugénie (joyaux personnels) passés sur le marché de l'art londonien il y a quelques temps (http://www.wartski.com/), l'une émaillée au naturel (oeuvre de Meller en 1862), l'autre entièrement sertie de brillants (travail de Rouvenat daté de 1867 moins réussi que la précédente car moins naturelle sauf pour la surface du rameau) :
http://www.royal-magazin.de/french/eugenie-brooch-lilac.htm
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
jacob georges



Nombre de messages: 1
Date d'inscription: 13/02/2008

MessageSujet: Re: Les diamants de la couronne et l'Impératrice Eugénie   Mer 13 Fév - 16:56

à propos des joyaux de l'impératrice Eugénie lire l'ouvrage magistral de bernard Morel sur les joyaux de la Couronne de France somptueux!!

par ailleurs quelques bijoux personnels de l'impératrice ont été présentés à l'exposition sur les joyaux de Cour à Bruxelles dans les locaux d'ING Place royale superbe catalogue là aussi
en particulier un pendentif et un superbe bracelet émeraude et diamants
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Les diamants de la couronne et l'Impératrice Eugénie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Compiègne, chercheurs et curieux :: Le Second Empire et la voiture de tourisme-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet